Comment sortir du piège ? Comment combattre ce monstre
du besoin qui nous fait perdre toute forme humaine, ce singe
qui nous ronge la nuque, et qui nous rend dépendants,
prisonniers de la consommation, esclaves d'un paradis artificiel
? Autant de questions qu'on peut extraire de l'uvre de
William Burroughs, toxicomane jusqu'à ses quarante-cinq
ans, âge où il parvient enfin à s'extraire
de l'enfer de la drogue. Dans sa préface du "Festin
nu", Gérard-Georges Lemaire écrit à
son propos : "
Passionné par les méthodes
de contrôle dans le sens le plus large du terme, des codex
mayas qu'il découvre au début de son séjour
mexicain jusqu'aux manipulations opérées par les
grands médias, la C.I.A., ou encore les sectes les plus
diverses, aux Etats-Unis, Burroughs se fait le défenseur
inconditionnel du libre-arbitre et de l'infrangibilité
de l'être humain, qui est soumis à des systèmes
coercitifs en tous genres, certains de caractère totalitaire,
d'autres, plus insidieux, plus sophistiqués aussi, qui
prennent possession de l'individu par des modes pernicieux et
intimes - le désir, par exemple."
vidéo distribuée par
Heure exquise ! www.exquise.org
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How can you get out of the trap ? How can you fight that monster
of need, that makes you lose all human form, that monkey that
eats out the back of your neck and makes you dependent, a prisoner
of consumption, a slave of the artificial paradise? All those
questions can be extracted from the works of William Burroughs,
who was a drug addict until age forty-five, when he finally
escaped from the horrors of addiction. In his foreword to "Naked
Lunch", Gérard-Georges Lemaire writes of him : "...he
was wildly interested in techniques of control in the broadest
sense, from the Mayan codex, that he discovered when he arrived
in Mexico, down to the manipulations operated by the mass media,
the CIA or various American sects. William Burroughs is the
indefatigable champion of free will and of the "infrailty"
of the human being, who is submitted to coercive systems of
all kinds, some totalitarian, others more subtle, more sophisticated
too, which take possession of the human being through pernicious
and intimate ways desire, for instance. |