mounir fatmi
 
1. Biographie 2. oeuvres projets manifeste critiques archives liens contact
 
2.
• installations
• vidéos
• photographies
• sculptures
• dessins
• peintures
• performances
 
sculptures l sculptures
trait 14 trait 13 trait 12 trait 11 trait 10 trait 09 trait 08 trait 07 trait 06 trait 05 trait 04 trait 03 trait 02 trait 01
05. Séquence sculpture l Sculpture sequence
Séquence sculpture   Séquence sculpture
Comprendra bien qui comprendra le dernier, centre d'art contemporain le parvis, Ibos, 2004
1999-2004, câble d’antenne, scotch de couleur, tubes en aluminium, dimensions variables

Séquences sculptures est une œuvre qui connote la présence dissolue de l’image dans la sculpture et dont le titre aurait pu être emprunté à Duchamp. Poétique et allusive, l’œuvre dans son déploiement dispositionnel évolue dans l’espace comme la trace ou la survivance d’un affrontement entre deux médiums et deux techniques : la sculpture et le cinéma, l’image fixe et l’image animée. Des câbles d’antenne blancs entourés de scotchs de couleurs par endroits agissent dans l’espace comme des contaminations visuelles. L’artiste défait l’objet câble de sa mémoire personnelle pour injecter en lui de nouvelles prescriptions. Il apparaît alors comme plus précieux et entraîne l’apparition d’une nouvelle mythologie. Tributaire d’une nouvelle valeur d’iconicité, séquences sculpture ouvre la voie à un nouveau mode opératoire de création de l’image et de traitement de la sculpture qui trouverait sa force dans sa propension suggestive. Les câbles d’antenne s’exhibent alors de façon fétichiste sous les auspices de la galerie d’art. Quelque chose de somme toute organique émane de ces extensions amorphes, coupées ou entremêlées, posées sur les socles ou jetées en vrac. L’évolution autonome de chacun des éléments de cette sculpture extensive marque l’espace en son long et réécrit ses dimensions. Finalement, aux questions peut-on injecter du quotidien dans l’art ou l’art peut-il investir le quotidien, l’artiste répond par cette œuvre que l’antidote à tous ces maux est sans doute dans les matériaux qui eux-mêmes doivent fonctionner comme des médicaments dispensés sans réelle ordonnance.