commencée
en 1993,
série de 141 peintures sur papier,
33,5 x 44,5 cm
Série de peintures de petit format commencées
depuis 1993 fonctionnent comme un remède illusoire
de notre société : elles sont montrées
à des témoins que l'artiste rencontre dans la
rue et qu'il photographie ensuite chez lui. L'uvre devient
alors métaphore d'une société où
l'information est présente mais non accessible.
"En 1993, moins par provocation que par épuisement,
Mounir Fatmi se déclare symboliquement mort à
la presse, un acte qui parle de lui-même quant à
savoir ce que créer
veut dire pour un jeune artiste marocain, et ce que veut dire
la prégnante impression de l'isolement. Mais à
toute maladie son remède, Mounir se met à produire
ses propres antibiotiques, petites toiles de formats carrés
qu'il montre à des "témoins" qui eux
n'ont pas disparu, mais qui n'acceptent pas pour autant d'être
toujours photographiées à sa demande, la simple
acceptation d'être témoin, de prendre leur nol,
prend ici un acte d'importance. Ces dessins par la suite seront
enserrés dans un écrin de plastique, invisibles,
insaisissbables, mais présents à l'exposition,
tandis que les photographies des témoins oculaires
de ces dessins en garantiront un moment le souvenir, en même
temps qu'elles déplacent le regard et le propos de
l'uvre."
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This series of small paintings was started in 1993 and functions
like an illusory remedy of our society: they are shown to witnesses
that the artist meets in the street and whom he then photographs
at his place. This work becomes a metaphor of a society in which
information does exist though it is not accessible.
"In 1993, less as an act of provocation that one of exhaustion,
Mounir Fatmi declares itself symbolically dead to the press,
an act which speaks for itself when one knows what creating
means for a young Moroccan artist, and what a strong impression
of isolation also means. But, since there is a remedy for any
disease, Mounir starts producing his own antibiotics, small
square paintings which he shows to "witnesses" who
do not disappear, but who nonetheless do not always agree to
be photographed at his request, the simple acceptance of being
a witness bearing great importance here. These drawings are
thereafter enclosed in a plastic case; they are invisible, elusive,
though present at the exhibition, while the photos of the eyewitnesses
who saw these drawings will guarantee for a while their memory,
while shifting at the same time the very matter of the work
of art and the way it is seen." |